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ST
Section: Manuel du programmeur Linux (4) Updated: 21 juillet 2003 Index
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NOM
st - Lecteur de bandes SCSI.
SYNOPSIS
#include <sys/mtio.h>
int ioctl(int fd, int request [, (void *)arg3]);
int ioctl(int fd, MTIOCTOP, (struct mtop *)mt_cmd);
int ioctl(int fd, MTIOCGET, (struct mtget *)mt_status);
int ioctl(int fd, MTIOCPOS, (struct mtpos *)mt_pos);
DESCRIPTION
Le driver
st
fournit une interface vers un grand nombre de lecteurs de bandes SCSI.
Actuellement, ce driver prend le contrôle de tous les périphériques détectés de
type
lqaccès séquentielrq.
Le driver
st
utilise un numéro majeur valant 9.
Chaque périphérique utilise huit numéros mineurs. Les 5 bits de poids
faibles des numéros mineurs sont assignés séquentiellement dans l'ordre
de détection. Les numéros mineurs peuvent être groupés en deux ensembles
de quatre nombres : les numéros mineurs principaux des périphériques (auto-rewind),
n,
et les numéros mineurs des périphériques lqno-rewindrq
(n+ 128).
Les périphériques ouverts avec le numéro principal recevront une commande
REWIND à la fermeture.
Les périphériques ouverts avec le numéro lqno-rewindrq ne la recevront
pas.
(Notez qu'essayer de positionner la bande un périphérique auto-rewind en
utilisant, par exemple, mt ne conduit pas au résultat désiré : la bande est
à nouveau rembobinée après la commande mt et la commande suivante prend
effet dès le début de la bande.
Au sein de chaque groupe, 4 numéros mineurs sont disponibles pour définir
des périphériques avec des caractéristiques différentes (taille de bloc,
compression, densité...) Lorsque le système démarre, seul le premier
périphérique est disponible. Les 3 autres sont activés lorsque les
caractéristiques par défaut sont définies (voir plus bas). (En modifiant
les constantes à la compilation, on peut modifier la répartition entre
le nombre maximal de lecteurs de bandes et le nombre de numéros mineurs
pour chaque lecteur. Les allocations par défaut permettent de contrôler
32 lecteurs de bandes, alors qu'il est possible de contrôler jusqu'à
64 lecteurs avec deux numéros mineurs pour les options différentes.
Les fichiers spéciaux sont créés typiquement ainsi :
-
mknod -m 660 /dev/st0 c 9 0
mknod -m 660 /dev/st0l c 9 32
mknod -m 660 /dev/st0m c 9 64
mknod -m 660 /dev/st0a c 9 96
mknod -m 660 /dev/nst0 c 9 128
mknod -m 660 /dev/nst0l c 9 160
mknod -m 660 /dev/nst0m c 9 192
mknod -m 660 /dev/nst0a c 9 224
Il n'existe pas de périphériques blocs correspondants.
Le driver utilise une mémoire tampon interne qui doit être assez large pour
contenir au moins un bloc de données de bande. Dans les noyaux précédents le
2.1.121, le buffer était alloué sous forme de bloc continu. Ceci limitait la
taille de bloc au plus grand espace contigu disponible pour l'allocation du
noyau. Cette limite est actuellement de 128 Ko pour les architecture 32 bits
et 254 Ko pour les 64 bits. Dans les noyaux plus récents, le driver alloue
la mémoire tampon en plusieurs parties si nécessaire. Par défaut le nombre
maximal de parties est 16. Ceci signifie que la taille maximale de bloc est
très grande (2 Mo si l'allocation de 16 blocs de 128 Ko réussit).
La taille de la mémoire tampon interne est déterminée par une constante à la
compilation du noyau, que l'on peut écraser par une option de démarrage du
système. De plus, le driver essaie d'allouer un buffer temporaire plus grand
lors de son exécution si cela s'avère nécessaire. Toutefois l'allocation à
l'exécution de grands blocs contigus peut échouer, et il vaut mieux ne pas
compter dessus avec les noyaux antérieurs au 2.1.121.
Le driver ne supporte pas spécifiquement un type ou une marque de lecteur
de bande. Après le démarrage du système, les options du périphériques sont
définies par le micro-code du périphérique. Par exemple si celui-ci réclame
un mode de blocs fixes, le driver de bandes utilisera ce mode. Les options
peuvent être modifiées par des appels
ioctl()
explicites, et restent effectives lorsque le périphérique est fermé puis
rouvert. La configuration des options affecte aussi bien les périphériques
auto-rewind que les non-rewind.
Des options différentes peuvent être fournies pour différents périphériques au
sein du sous-groupe de quatre. Les options prennent effet quand le périphérique
est ouvert. Par exemple un administrateur peut définir un dispositif qui
écrit en mode blocs fixes avec une certaine taille, et un qui écrit avec des
blocs de longueurs variables (si le périphérique accepte les deux modes).
Le driver supporte les
partitions de bandes
si elles sont acceptées par le lecteur. (Notez que les partitions de bande
n'ont rien à voir avec les partitions de disques. Une bande partitionnée
peut être vue comme un ensemble de bandes logiques dans le même support).
Le support des partitions doit être activé par un ioctl. L'emplacement de
la bande est sauvegardé au sein de chaque partition au cours des changements
de partitions. La partition utilisée pour les opérations suivantes est
sélectionnée avec un ioctl. Le changement de partition est exécuté au moment
de la prochaine opération bande pour éviter les mouvements inutiles de la bande.
Le nombre maximal de partitions sur une bande est défini par une constante à
la compilation (4 à l'origine). Le driver contient un ioctl qui peut formater
une bande avec une ou deux partitions.
Le fichier spécial de périphérique
/dev/tape
est généralement un lien symbolique, ou même un lien matériel sur
le lecteur de bandes par défaut.
TRANSFERT DES DONNÉES
Le driver accepte un fonctionnement aussi bien dans un mode de blocs fixes que
dans un mode de blocs de longueur variable (si c'est accepté par le lecteur). En
mode de blocs fixes, le périphérique écrit les blocs de la taille indiquée et
la taille des blocs ne dépend pas de la quantité de données transmise lors de
l'appel système. Dans le mode de longueur variable, un bloc de donnée est écrit
à chaque appel système write et le nombre d'octets transmis indique la taille
du bloc correspondant sur la bande. Notez que les blocs sur bande ne contiennent
aucune information sur le mode d'écriture utilisé. En lecture, la seule chose
importante est d'utiliser une commande qui accepte la taille du bloc sur bande.
En mode variable, le nombre d'octets à lire n'a pas besoin de correspondre
exactement à la taille du bloc sur bande. Si le nombre demandé est plus
grand que la taille du bloc suivant sur la bande, l'appel système renverra
la quantité de données effectivement lues. Si la taille de bloc est plus
grande que le nombre demandé, l'appel système renverra la quantité voulue,
et le reste des données est oublié.
En mode fixe, le nombre d'octets demandé peut être arbitraire si la mémoire
tampon est activée, ou un multiple de la taille de bloc si ce tampon est
désactivé. Les noyaux antérieurs au 2.1.121 permettent l'écriture avec un
nombre quelconque si les tampons sont activés. Dans tous les autres cas (y
compris les noyaux plus récents) le nombre d'octets à écrire doit être un
multiple de la taille des blocs.
Une marque est automatique écrite sur la bande si la dernière opération
avant fermeture était une écriture.
Lorsqu'une telle marque est rencontrée en lecture, les choses suivantes
se produisent. S'il reste des données dans le tampon, lorsqu'on trouve la
marque, les données en mémoire sont renvoyées. La lecture suivante
renvoie zéro octets. La lecture suivante renvoie les données du fichier
suivant. La fin des données enregistrées est signalée par un retour de
zéro octets pour deux appels successifs en lecture. Le troisième appel
renvoie une erreur.
IOCTLS
Le driver supporte trois requêtes ioctl.
Les requêtes non reconnues par
st
sont transmises au contrôleur
SCSI.
Les définitions ci-dessous sont extraites de
/usr/include/linux/mtio.h:
MTIOCTOP - Effectue une opération sur la bande.
Cette requête prend un argument du type
(struct mtop *)
indiquant l'opération à effectuer.
Certains contrôleurs ne permettent pas toutes les opérations.
Le contrôleur renvoie une erreur EIO s'il n'accepte pas l'opération.
/* Structure MTIOCTOP - pour les opérations sur bande */
struct mtop {
short mt_op; /* opérations définies ci-dessous */
int mt_count; /* combien d'opérations */
};
Opérations sur bande magnétique lors d'une utilisation normale :
[NDT] Je conserve les termes de filemark, et setmark à
défaut de termes précis en français.
- MTBSF
-
Reculer la bande de
mt_count
filemarks.
- MTBSFM
-
Reculer la bande de
mt_count
filemarks.
Repositionner la bande sur le côté EOT de la dernière filemark.
- MTBSR
-
Reculer la bande de
mt_count
enregistrements (blocs bande).
- MTBSS
-
Reculer la bande de
mt_count
setmarks.
- MTCOMPRESSION
-
Valider la compression des données sur bande dans le lecteur si
mt_count
est non-nul, et désactiver la compression si
mt_count
est nul. Cette commande utilise la page MODE 15 supporté par la plupart des DATs.
- MTEOM
-
Aller à la fin des enregistrements (ajouter des fichiers).
- MTERASE
-
Effacer la bande.
- MTFSF
-
Avancer la bande de
mt_count
filemarks.
- MTFSFM
-
Avancer la bande de
mt_count
filemarks.
Positionner la bande du côté BOT de la dernière filemark.
- MTFSR
-
Avancer de
mt_count
enregistrements (blocs bande).
- MTFSS
-
Avancer de
mt_count
setmarks.
- MTLOAD
-
Exécuter la commande de chargement SCSI. Un cas particulier se présenter
avec certains chargeurs automatiques HP. Si
mt_count
correspond à somme de la constante MT_ST_HPLOADER_OFFSET et d'un nombre,
ce dernier est envoyé au pilote pour contrôler le chargeur automatique.
- MTLOCK
-
Verrouiller la porte du lecteur de bande.
- MTMKPART
-
Formater la bande en une ou deux partitions. Si
mt_count
est non-nul, il correspond à la taille de la première partition, et
la seconde partition correspond au reste de la bande. Si
mt_count
est nul, la bande n'est formatée qu'en une seule partition.
Cette commande n'est autorisée que si le support de partitionnement
est activé pour le lecteur (voir MT_ST_CAN_PARTITIONS plus bas).
- MTNOP
-
Ne rien faire - Vider les buffers du driver - A utiliser
avant de lire le statut avec MTIOCGET.
- MTOFFL
-
Rembobiner la bande et éteindre le lecteur.
- MTRESET
-
Réinitialiser le lecteur.
- MTRETEN
-
Retendre la bande.
- MTREW
-
Rembobiner la bande.
- MTSEEK
-
Rechercher sur la bande le bloc numéro
mt_count.
Cette opération nécessite soit un contrôleur SCSI-2 qui supporte la
commande LOCATE (adresse spécifique au périphérique), soit
un lecteur SCSI-1 compatible Tandberg (Tandberg, Archive
Viper, Wangtek, ... ).
Le numéro de bloc devrait toujours être un numéro renvoyé précédemment
par MTIOCPOS si les adresses spécifiques au lecteur sont utilisées.
- MTSETBLK
-
Positionner la longueur de blocs du lecteur à la valeur spécifiée dans
mt_count.
Une longueur de bloc nulle place le lecteur dans le mode de blocs de
tailles variables.
- MTSETDENSITY
-
Fixe la densité de la bande à celle codée dans
mt_count.
Les codes des densités acceptées par un lecteur sont disponibles
dans la documentation de celui-ci.
- MTSETPART
-
La partition active devient celle indiquée par
mt_count .
Les partitions sont numérotées depuis zéro. Cette commande n'est autorisée
que si le support de partitionnement est activé pour le lecteur (voir
MT_ST_CAN_PARTITIONS plus bas).
- MTUNLOAD
-
Exécuter la commande de déchargement SCSI (n'éjecte pas la bande).
- MTUNLOCK
-
Déverrouiller la porte du lecteur de bande.
- MTWEOF
-
Écrire
mt_count
filemarks.
- MTWSM
-
Écrire
mt_count
setmarks.
Fonctions de configuration du lecteur de bande magnétique
(pour le Super-Utilisateur) :
- MTSETDRVBUFFER
-
Positionner diverses options du contrôleur ou du lecteur en fonction
des bits encodés dans
mt_count.
Ces options concernent le type de buffer du lecteur, 13 options
booléennes du contrôleur, le seuil d'écriture du buffer, les valeurs
par défaut des tailles de blocs et de densité, ainsi que les délais
(noyaux >= 2.1).
Une fonction n'agit que sur un seul des éléments de la liste ci-dessus
à la fois.
-
Une valeur ayant ses 4 bits de poids forts à 0 sera utilisée pour indiquer le
type de buffer du lecteur. Les types de buffer sont :
-
- 0
-
Le contrôleur ne renverra pas le statut BON en écriture avant que
les données ne soient réellement écrites sur le support.
- 1
-
Le contrôleur peut renvoyer le statut BON en écriture dès que les
données ont été transmises aux buffers internes du lecteur de bande.
- 2
-
Le contrôleur peut renvoyer le statut BON en écriture dès que les
données ont été transmises aux buffers internes du lecteur de bande, si
toutes les écritures précédentes des buffers
sur le support se sont déroulées correctement.
-
Pour contrôler le seuil d'écriture, on doit inclure dans
mt_count
la constante
MT_ST_WRITE_THRESHOLD associée avec le nombre de blocs dans
les 28 bits de poids faibles par un OU binaire ( | ).
Le nombre de blocs concerne des blocs de 1024 octets, et non pas la
taille physique des blocs sur la bande.
Le seuil ne peut pas excéder la taille des buffers internes du contrôleur.
(voir
DESCRIPTION,
plus bas).
-
Pour valider ou invalider les options booléennes, la valeur
mt_count
doit inclure l'une des constantes MT_ST_BOOLEANS
MT_ST_SETBOOLEANS, MT_ST_CLEARBOOLEANS, ou
MT_ST_DEFBOOLEANS
associées par un OU
binaire avec une combinaison des options décrites ci-dessous.
Avec MT_ST_BOOLEANS les options sont définies avec les
valeurs indiquées. Avec MT_ST_SETBOOLEANS les options
sont activées sélectivement et inhibées avec MT_ST_DEFBOOLEANS.
-
Les options par défaut pour un contrôleur de bande sont choisies avec
MT_ST_DEFBOOLEANS. Un périphérique non-actif (par exemple avec
un numéro mineur de 32 ou 160) est activé lorsque les options par défaut
sont définies pour la première fois. Un périphérique actif hérite des
options non fixées explicitement du périphérique actif au démarrage.
Les options booléennes sont :
-
-
- MT_ST_BUFFER_WRITES (Défaut: vrai)
-
opérations d'écriture dans la mémoire tampon en mode de blocs fixes.
Si cette option est invalidée, et si l'enregistreur utilise une longueur
de bloc fixe, toutes les opérations d'écriture doivent se faire avec une
longueur multiple de celle du bloc.
Cette option doit être fausse pour créer des archives multi-volumes
fiables.
- MT_ST_ASYNC_WRITES (Défaut: vrai)
-
Quand cette option est validée, les opérations d'écriture retournent
immédiatement si les données tiennent dans le buffer du driver, sans
attendre que celles-ci soient effectivement transmises au lecteur de
bande.
Le seuil du buffer d'écriture détermine le taux de remplissage du
buffer avant d'effectuer une commande SCSI.
Toute erreur renvoyée par le périphérique sera conservée jusqu'à
l'opération suivante.
Cette option doit être fausse pour créer des archives multi-volumes
fiables.
- MT_ST_READ_AHEAD (Défaut: vrai)
-
Cette option indique au driver de fournir un cache en lecture, ainsi
qu'une lecture anticipée des données en mode de blocs fixes.
Si cette option est invalidée, et que le lecteur utilise une taille de
blocs fixe, toutes les opérations de lecture doivent se faire avec une
taille multiple de celle du bloc.
- MT_ST_TWO_FM (Défaut: faux)
-
Cette option modifie le comportement du driver quand un fichier est
fermé. L'attitude normale consiste à écrire une seule filemark, néanmoins
si cette option est validée, le driver écrira deux filemarks et
replacera la tête au-dessus de la seconde.
-
Note:
Cette option ne doit pas être utilisée avec les lecteurs de bandes QIC
car ils ne sont pas capables d'écraser une filemark.
Ces lecteurs détectent la fin des données enregistrées en cherchant
de la bande vierge à la place des deux filemarks consécutives habituelles.
La plupart des autres lecteurs courants détectent également la présence
de bande vierge, aussi l'utilisation des deux filemarks n'est généralement
utile que lors d'échange de bandes avec d'autres systèmes.
- MT_ST_DEBUGGING (Défaut: faux)
-
Cette option valide les divers messages de débogage du driver, si
celui-ci a été compilé avec la constante DEBUG ayant une valeur non-nulle).
- MT_ST_FAST_EOM (Défaut: faux)
-
Cette option indique que les opérations MTEOM doivent être envoyées
directement au lecteur, ce qui peut accélérer les opérations, mais aussi
faire perdre au driver le compte des pistes du fichier en cours, normalement
renvoyé par la requête MTIOCGET.
Si MT_ST_FAST_EOM est fausse, le contrôleur répondra à une
requête MTEOM en sautant en avant de fichiers en fichiers.
- MT_ST_AUTO_LOCK (Défaut: faux)
-
Lorsque cette option est vraie, la porte du lecteur est verrouillée lorsque
le fichier périphérique est ouvert, et déverrouillée lorsque le périphérique
est refermé.
- MT_ST_DEF_WRITES (Défaut: faux)
-
Les options de bande (taille de bloc, mode, compression...) peuvent varier
lorsque l'on passe d'un périphérique lié à un lecteur à un autre
périphérique correspondant au même lecteur.
Cette option définit si les changements sont fournis au pilote en utilisant
les commandes SCSI, et si les capacités d'auto-détection du lecteur sont
fiables. Si l'option est fausse, le pilote envoie les commandes SCSI
immédiatement lorsque le périphérique change. Si cette option est vraie,
les commandes SCSI ne sont pas envoyées avant une demande d'écriture.
Dans ce cas, le micro-code est habilité à détecter la structure de la
bande lors de la lecture, et les commandes SCSI ne sont utilisées que pour
être sûrs que la bande soit écrite correctement.
- MT_ST_CAN_BSR (Défaut: faux)
-
Lorsque la lecture anticipée est utilisée, la bande doit parfois être ramenée
en arrière en position correcte lors de la fermeture du périphérique, et
on utilise alors la commande SCSI pour sauter en arrière par dessus
les enregistrements. Certains anciens lecteurs ne traitent pas correctement
cette commande, et cette option permet d'en avertir le pilote. Le résultat
final est qu'une bande avec bloc fixes et lecture anticipée peut être
mal positionnée dans un fichier lors de la fermeture du périphérique.
- MT_ST_NO_BLKLIMS (Défaut: faux)
-
Certains lecteurs n'acceptent pas la commande de lecture des limites
de blocs. Si l'on utilise cette option, le pilote n'invoque pas cette
commande. L'inconvénient est que le pilote ne peut pas vérifier, avant
d'envoyer des commandes, si la taille de bloc choisie est acceptée par
le lecteur.
- MT_ST_CAN_PARTITIONS (Défaut: faux)
-
Cette option active le support des partitions multiples sur une bande.
Cette option s'applique à tous les périphériques liés au lecteur.
- MT_ST_SCSI2LOGICAL (Défaut: faux)
-
Cette option indique au pilote d'utiliser les adresses de blocs logiques
définies dans le standard SCSI-2, lors de opérations de positionnement
et de lecture de la position (aussi bien lors des commandes MTSEEK et
MTIOCPOS que lors des changements de partitions).
Sinon il utilise les adresses spécifiques au périphérique.
Il est très recommandé d'activer cette option si le lecteur supporte
les adresses logiques car elles contiennent également les filemarks.
Il existe d'ailleurs quelques lecteurs qui ne supportent que les
adresses logiques.
- MT_ST_SYSV (Défaut: faux)
-
Lorsque cette option est validée, les périphériques de bande utilisent
la sémantique Système V. Sinon ils utilisent la sémantique BSD. La
différence principale est le comportement lors de la fermeture d'un
périphérique en lecture. Avec Système V, la bande est positionnée en avant
à la suite de la filemark suivante si cela n'a pas déjà eu lieu lors de la
lecture. Dans la sémantique BSD, la position ne change pas.
- EXEMPLE
-
struct mtop mt_cmd;
mt_cmd.mt_op = MTSETDRVBUFFER;
mt_cmd.mt_count = MT_ST_BOOLEANS |
MT_ST_BUFFER_WRITES |
MT_ST_ASYNC_WRITES;
ioctl(fd, MTIOCTOP, &mt_cmd);
-
La taille de bloc par défaut pour un périphérique peut être configurée
avec MT_ST_DEF_BLKSIZE et le code de densité par défaut avec
MT_ST_DEFDENSITY. Les valeurs des paramètres sont associées par
un OU logique avec le code opératoire.
-
Avec les noyaux 2.1.x et ultérieurs, la valeur de délai maximum peut
être fournie avec la sous-commande MT_ST_SET_TIMEOUT
associée par OU avec le délai en seconde.
Le délai long (utilisé pour les rembobinages ou les commandes pouvant
durer longtemps) peut être configuré avec MT_ST_SET_LONG_TIMEOUT.
Les valeurs par défaut du noyau sont très longues pour être sûre qu'une
commande valide ne soit jamais interrompue pour dépassement de délai, et
ceci quelque soit le lecteur. A cause de cela, le pilote peut parfois
sembler gelé alors qu'il est en attente de dépassement de délai. Ces commandes
permettent donc de fixer des valeurs plus pratiques pour un lecteur donné.
Les délais fixés pour un périphérique s'appliquent à tous les périphériques
liés au même lecteur.
MTIOCGET - Obtenir le statut
Cette requête prend un argument du type
(struct mtget *).
/* Structure pour MTIOCGET - Statut d'une bande magnétique */
struct mtget {
long mt_type;
long mt_resid;
/* Les registres suivants dépendent du matériel */
long mt_dsreg;
long mt_gstat;
long mt_erreg;
/* Ces deux derniers champs sont parfois inutilisés */
daddr_t mt_fileno;
daddr_t mt_blkno;
};
- mt_type
-
Le fichier d'en-tête définit plusieurs valeurs pour
mt_type,
mais le driver actuel renvoie uniquement les types génériques
MT_ISSCSI1 (lecteur SCSI-1 générique) et MT_ISSCSI2 (lecteur SCSI-2 générique).
- mt_resid
-
contient le numéro de partition courante.
- mt_dsreg
-
renvoie la configuration actuelle de la longueur de bloc (dans les 24 bits de poids faibles)
et la densité (dans les 8 bits de poids forts).
Ces champs sont définis par MT_ST_BLKSIZE_SHIFT, MT_ST_BLKSIZE_MASK,
MT_ST_DENSITY_SHIFT, et MT_ST_DENSITY_MASK.
- mt_gstat
-
renvoie des informations génériques de statut (indépendants du périphérique).
Le fichier d'en-tête définit les macros suivantes pour tester les bits de statut :
-
-
GMT_EOF(x) :
- La bande est positionnée juste après une filemark (toujours faux après une
opération MTSEEK).
-
GMT_BOT(x) :
- La bande est positionnée juste au début du premier fichier (toujours faux
après une opération MTSEEK).
-
GMT_EOT(x) :
- Une opération a atteint la fin physique de la bande (End Of Tape).
-
GMT_SM(x) :
- La bande est positionnée sur une setmark (toujours faux après une
opération MTSEEK).
-
GMT_EOD(x) :
- La bande est positionnée à la fin des données enregistrées.
-
GMT_WR_PROT(x) :
- La bande est protégée en écriture. Pour certains enregistreurs
ceci signifie qu'ils ne supportent pas l'écriture sur ce type de bande.
-
GMT_ONLINE(x) :
- La dernière opération
open()
a trouvé le lecteur prêt à agir, avec une bande à l'intérieur.
-
GMT_D_6250(x), GMT_D_1600(x), GMT_D_800(x) :
- Ces informations lqgénériquesrq de statut renvoient la densité actuelle des lecteurs
de bandes 9-pistes ½" seulement.
-
GMT_DR_OPEN(x):
- Le lecteur ne contient pas de bande.
-
GMT_IM_REP_EN(x):
- Mode de rapport immédiat.
Ce bit est activé lorsqu'il n'y a aucune assurance que les données aient été
physiquement écrite sur la bande lors du retour de l'appel système. Le bit
est à zéro seulement lorsque le lecteur ne cache pas les données et que
le pilote est configuré pour ne pas faire de cache non plus.
- mt_erreg
-
Le seul champ défini dans
mt_erreg
est le nombre d'erreurs corrigées, dans les 16 bits de poids faibles
(comme défini par les masques MT_ST_SOFTERR_SHIFT et MT_ST_SOFTERR_MASK).
A cause d'incompatibilités dans les méthodes utilisées par les lecteurs
pour rendre compte des corrections d'erreur, cette valeur n'est pas toujours
fournie (la plupart des lecteurs ne renvoient pas, par défaut, les erreurs
corrigées, mais cela peut être modifié avec la commande SCSI MODE SELECT).
- mt_fileno
-
renvoie le numéro du fichier en cours (commençant à 0). La valeur
est mise a -1 si le numéro du fichier est inconnu (par exemple après
un MTBSS ou un MTSEEK).
- mt_blkno
-
renvoie le numéro de bloc (commençant à 0) à l'intérieur du fichier en cours.
Cette valeur est mise à -1 quand le numéro de bloc est inconnu (par exemple
après un MTBSF, un MTBSS, ou un MTSEEK).
MTIOCPOS - Obtenir la position de la bande
Cette requête prend un argument du type
(struct mtpos *)
et renvoie une valeur, spécifique au lecteur, correspondant au numéro de bloc
en cours, et qui n'est pas la même que
mt_blkno
renvoyée par MTIOCGET.
Ce lecteur doit être un SCSI-2 qui supporte la commande READ POSITION
ou un lecteur SCSI-1 compatible Tandberg (Tandberg, Archive Viper, Wangtek, ... ).
/* Structure pour commande MTIOCPOS - Obtenir la position */
struct mtpos {
long mt_blkno; /* current block number */
};
VALEUR RENVOYÉE
- EIO
-
L'opération demandée a échoué.
- ENOSPC
-
Une écriture a échoué car la fin de bande a été atteinte.
- EACCES
-
Tentative d'écriture ou d'effacement sur une bande protégée en écriture.
(Ceci ne peut pas être détecté lors de
open().)
- EFAULT
-
Le paramètre de commande pointe en dehors de la mémoire adressable par
le processus appelant.
- ENXIO
-
Durant l'ouverture, le lecteur de bande n'existe pas.
- EBUSY
-
Le périphérique est déjà utilisé ou le driver n'a pas assez de mémoire.
- EOVERFLOW
-
Tentative de lire ou d'écrire un bloc de longueur variable plus grand
que la taille des buffers internes du contrôleur.
- EINVAL
-
Un appel système
ioctl()
a un argument illégal, ou la taille de bloc demandée était incorrecte.
- ENOSYS
-
Appel système
ioctl()
inconnu.
- EROFS
-
On tente l'ouverture avec O_WRONLY ou O_RDWR alors que la bande est
protégée en écriture.
FICHIERS
/dev/st* : Les lecteurs de bandes SCSI à rembobinage automatique
/dev/nst* : Les lecteurs de bandes SCSI sans rembobinage automatique
AUTEUR
Le pilote a été écrit par Kai M:akisara (Kai.Makisara@metla.fi)
à partir d'un pilote écrit par Dwayne Forsyth. Plusieurs autres personnes
ont également collaboré à l'écriture du pilote.
VOIR AUSSI
mt(1)
Le fichier README.st dans les sources du noyau contient les informations
les plus récentes à propos du pilote et de ses capacités de configuration.
NOTES
1. Lors d'un échange de données entre systèmes différents, il faut se
mettre d'accord sur la taille des blocs. Les paramètres d'un lecteur
après le démarrage sont souvent différents de ceux qu'utilisent la
plupart des autres systèmes d'exploitation.
La plupart utilisent un mode de blocs de longueur variable si le lecteur
le permet. Ceci concerne la plupart des lecteurs modernes, y compris
les DATs, les lecteurs 8mm hélicoïdaux, les DLTs... Il peut être
judicieux d'utiliser ces lecteurs en mode de longueur variable sous
Linux aussi (en utilisant MTSETLK ou MTSETDEFBLK au démarrage), du moins
lors de l'échange de données avec des systèmes d'exploitation différents.
L'inconvénient de ceci est qu'il faut utiliser une taille de bloc
assez grande pour obtenir des taux de transfert acceptable sur un bus SCSI.
2. Beaucoup de programmes (comme tar par exemple) permettent à l'utilisateur
de spécifier le facteur de blocage sur la ligne de commande. Notez que ceci
détermine la taille de bloc physique uniquement en mode de bloc de taille
variable.
3. Pour utiliser les lecteurs de bandes SCSI, le pilote SCSI de base, un
pilote d'adaptateur SCSI et le pilote du lecteur SCSI doivent tous être
configurés dans le noyau ou chargés comme modules. Si le pilote
des bandes SCSI n'est pas présent, le lecteur est reconnu, mais le support
de bande décrit dans cette page n'est pas disponible.
4. Le pilote écrit les messages d'erreur sur la console et/ou les fichiers
de journalisation (log). Les codes SENSE présents dans certains messages
sont automatiquement traduits en texte si les messages SCSI complets
sont activés dans la configuration du noyau.
COPYRIGHT
1995 Robert K. Nichols.
1999 Kai M:akisara.
TRADUCTION
Christophe Blaess, 1996-2003.
Index
- NOM
-
- SYNOPSIS
-
- DESCRIPTION
-
- TRANSFERT DES DONNÉES
-
- IOCTLS
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- MTIOCTOP - Effectue une opération sur la bande.
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- MTIOCPOS - Obtenir la position de la bande
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