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URI

Section: Manuel de l'administrateur Linux (7)
Updated: 25 juillet 2003
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NOM

uri, url, urn - Identificateur de ressource uniforme (URI), comprenant URL ou URN 

SYNOPSIS

URI = [ URI_absolu | URI_relatif ] [ "#" fragment ]
URI_absolu = mécanisme ":" ( partie_hiérarchique | partie_opaque )
URI_relatif = ( chemin_réseau | chemin_absolu | chemin_relatif ) [ "?" requête
mécanisme = "http" | "ftp" | "gopher" | "mailto" | "news" | "telnet" | "file" | "man" | "info" | "whatis" | "ldap" | "wais" | ...
partie_hierarchique = ( chemin_réseau | chemin_absolu ) [ "?" requête ]
chemin_réseau = "//" autorité [ chemin_absolu ]
chemin_absolu = "/" segments_chemin
chemin_relatif = segment_relatif [ chemin_relatif ]
 

DESCRIPTION

Un Identificateur de Ressource Uniforme (URI) est une courte chaîne decaractères identifiant une ressource physique ou abstraite (par exempleune page web). Une Localisation de Ressource Uniforme (URL) est un URIqui identifie une ressource à travers son moyen d'accès (sa "position"réseau par exemple), plutôt que par sonnom ou un autre attribut de la ressource.Un Nom de Ressource Uniforme (URN) est un URI qui doitrester globalement unique, et persister même si la ressourcecesse d'exister ou devient indisponible.

Les URI constituent le mécanisme standard pour nommer les destinations desliens hypertextes pour les outils comme les navigateurs web.La chaîne "http://www.kernelnotes.org" est une URL (et donc un URI).Beaucoup de gens utilisent le terme URL comme vague synonyme de URI(bien que techniquement les URL soient un sous-ensemble des URI).

Les URI peuvent être absolus ou relatifs.Un identificateur absolu référence une ressource indépendamment du contexte,alors qu'un identificateur relatif référence une ressourceen décrivant la différence par rapportau contexte courant.Dans les références de chemins relatifs, les segments complets "." et ".."ont des significations particulières : "le niveau actuel dans lahiérarchie" et "le niveau au-dessus dans la hiérarchie", respectivementtout comme dans les systèmes type Unix.Un segment de chemin qui contient un caractère deux-points ne peut pas êtreutilisé comme premier segment du chemin d'un URI (par exemple"ceci:cela"), car on le confondrait avec le mécanisme. Précédez untel segment avec ./ (par exemple "./ceci:cela"). Notez que lesdescendants de Ms-Dos (par ex. Windows) remplacent le deux-points du nom depériphérique par une barre verticale dans les URI, ainsi "C:" devient "C|".

Un identificateur de fragment, s'il est présent, référence une portionparticulière de la ressource ; le texte après le '#' identifie le fragment.Un URI commençant par '#' référence le fragment dans la ressource courante. 

USAGE

Il y a plusieurs schémas d'URI différents, chacun ajoutant des règleset des significations spécifiques, mais ils sont volontairement rendusle plus ressemblants possible.Par exemple, plusieurs schémas d'URL permettent le format suivant pourdécrire l'autorité d'un chemin réseau, que l'on appelleraserveur_ip(les crochets encadrent les parties optionnelles) :
serveur_ip = [user [ : password ] @ ] hôte [ : port]

Ce format permet d'insérer éventuellement un nom d'utilisateur, suiviéventuellement d'un mot de passe, et/ou un numéro de port.La partiehôteest le nom de l'ordinateur, soit son nom déterminé par le DNS, soit sonadresse IP (numéros séparés par des points).Ainsi l'URI<http://fred:fredpassword@xyz.com:8080/>se connecte dans le serveur web sur l'ordinateur xyz.com avec l'identitéfred (et le mot de passe fredpassword) en utilisant le port 8080.Evitez d'utiliser les mots de passe dans les URI à cause des risquesliés à la sécurité sitôt que l'on écrit un mot de passe.Si l'URL indique un nom d'utilisateur et pas de mot de passe, et si leserveur distant réclame un mot de passe, alors le programme interprétantl'URL peut en demander un à l'utilisateur.

Voici les mécanismes les plus courants utilisés sur les systèmes type Unix,compris par de nombreux outils.Notez que beaucoup d'outils gérant les URI ont aussi des mécanismes internesou spécialisés ; voyez la documentation de ces outils pour plus de détails. 

http - Serveur Web (HTTP)

http://serveur_ip/chemin
http://serveur_ip/chemin?requête

Il s'agit d'une URL accédant à un serveur web (HTTP).Le port par défaut est 80.Si le chemin référence un répertoire, le serveur choisira ce qu'il renverra.Habituellement, si un fichier nommé "index.html" ou "index.htm" est présent,son contenu est renvoyé. Sinon, il crée et renvoie une liste des fichiersdans le répertoire en cours avec les liens appropriés.Un exemple : <http://lwn.net>.

Une requête peut être formulée dans le format archaïque "isindex",consistant en mot ou phrase sans signe égal (=).Une requête peut aussi être dans le format "GET" plus long, qui a une ouplusieurs entrées de requêtes de la formeclé=valeursépararées par un caractère "et commercial" (&).Notez que laclépeut être répétée plusieurs fois, et c'est au serveur web et ses programmesapplicatifs de déterminer s'il y a une signification pour cela.Il y a une interaction malheureuse avec HTML/XML/SGML et le format derequête GET. Quand une telle requête avec plusieurs clés est incluse dansun document SGML/XML (y compris HTML), le "et commercial" (&) doit êtreréécrit sous forme "&amp;".Notez que toutes les requêtes n'utilisent pas ce format ; elles peuventêtre trop longues pour être stockée en URL et utilisent un mécanismed'interaction différent (appelé POST) sans inclure les données dans l'URI.Voir la spécification Common Gateway Interface (CGI) à l'adresse<http://www.w3.org/CGI> pour plus de détails. 

ftp - File Transfer Protocol (FTP)

ftp://serveur_ip/chemin

Cette URL accède à un fichier à travers le protocole FTP.Le port par défaut (pour les commandes) est 21.Si aucun nom d'utilisateur n'est inclus, l'utilisateur "anonymous" est employé, et dans ce cas de nombreux clients fournissent l'adresse emaildu requérant en guise de mot de passe.Un exemple est<ftp://ftp.is.co.za/rfc/rfc1808.txt>. 

gopher - Serveur Gopher

gopher://serveur_ip/type_gopher sélecteur
gopher://serveur_ip/type_gopher sélecteur%09recherche
gopher://serveur_ip/type_gopher sélecteur%09recherche%09chaine_gopher+

Le port gopher par défaut est 70. Letype_gopherest un champ composé d'un unique caractère indiquant le type de ressourceGopher à laquelle l'URL fait référence.Le chemin entier paut aussi être vide, auquel casle délimiteur "/" est aussi optionnel et le type_gopher prend la valeurpar défaut "1".

selecteurest une chaîne de sélecteur Gopher. Dans le protocole Gopher, la chaînede sélecteur est une séquence d'octets pouvant contenir tous les octetssauf 09 hexadécimal (HT Ascii ou Tabulation), 0A hexadécimal(LF Ascii), et 0D (CR Ascii). 

mailto - Adresse Email

mailto:adresse-email

Il s'agit d'une adresse email, en principe de la formenom@nom_hôte.Voirmailaddr(7)pour plus d'informations sur le format correct d'une adresse email.Notez que les caractères % doivent être transformés en %25.Un exemple : <mailto:dwheeler@dwheeler.com>. 

news - Groupe ou message des news

news:nom-groupe-news
news:id-message

Un nom-groupe-newsest un nom hiérarchique délimité par des points, comme"comp.infosystems.www.misc".Si nom-groupe-news est "*" (comme dans <news:*>), l'URL référencetous les groupes news disponibles.Un exemple : <news:comp.lang.ada>.

Un id-messagecorrespond au champ identificateur Message-ID de la RFC 1036 de l'IETFsans les chevrons "<"et ">" ; il prend la formeunique@nom-domaine-complet.Un identificateur de message peut être distingué d'un nom de groupe de newspar la présence du caractère "@". 

telnet - connexion Telnet

telnet://serveur_ip/

Le mécanisme d'URL Telnet est utilisé pour afficher un service interactifaccessible par le protocole Telnet. Le caractère "/" final peut être omis.Le port par défaut est 23.Un exemple : <telnet://melvyl.ucop.edu/>. 

file - Fichier normal

file://serveur_ip/segments_chemins
file:segments_chemins

Ceci représente un fichier ou un répertoire accessible localement.En particulier,hôtepeut être la chaîne "localhost" ou une chaîne vide ;elle est interprétée comme "la machine sur laquelle l'URL est encours d'interprétation".Si le chemin conduit à un répertoire, le navigateur devrait afficher le contenu du répertoire avec des liens pour chaque élément.Tous les navigateurs ne le font pas encore.KDE supporte les fichiers générés par l'URL <file:/cgi-bin>.Si le fichier n'est pas trouvé, l'analyseur du navigateur peut essayerde développer le nom du fichier(voirglob(7)etglob(3)).

Le second format (par ex. <file:/etc/passwd>) est le formatcorrect pour référencer un fichier local.Toutefois les anciens standards ne le permettaient pas, etcertains programmes ne le reconnaissent pas comme URI.Une syntaxe plus portable est d'utiliser une chaîne vide en guise de nom deserveur <file:///etc/passwd> ; cette forme à le même effet et est reconnuefacilement comme un URI par les analyseurs des anciens programmes.Notez que si vous désirez vraiment écrire "débuter de l'emplacement actuel",n'indiquez pas de mécanisme ; utilisez une adresse relative comme<../test.txt>, qui est indépendante du mécanisme.Un exemple de ce mécanisme est <file:///etc/passwd>. 

man - Pages de manuel

man:nom-commande
man:nom_commande(section)

Ceci référence les pages de documentation en-ligne (man) locales.Le nom de la commande peut être suivi éventuellement de parenthèses etd'un numéro de section. Voirman(7)pour plus de renseignements sur la signification du numéro de section.Ce mécanisme d'URI est unique aux systèmes Unix (comme Linux) et n'estpas encore enregistré par l'IETF.Un exemple : <man:ls(1)>. 

info - Page de documentation Info

info:nom-de-fichier-virtuel
info:nom-de-fichier-virtuel#nom-de-noeud
info:(nom-de-fichier-virtuel)
info:(nom-de-fichier-virtuel)nom-de-noeud

Ce mécanisme référence les pages de documentation en-ligne info (créées parles fichiers texinfo), un format utilisé par les outils GNU.Ce mécanimse est spécifique aux systèmes Unix (comme Linux) et n'est pasencore enregistré par l'IETF.Actuellement, Gnome et Kde divergent dans la syntaxe d'URI et chacun rejetela syntaxe de l'autre.Les deux premiers formats sont ceux de Gnome ; dans le nom de noeud, tousles espaces sont remplacés par des soulignés.Les deux formats suivants sont ceux de Kde ; les espaces doivent restertels quels, même si c'est interdit dans les standards d'URI.On peut espérer que dans l'avenir la plupart des outils comprendront lesdeux formats et accepteront des soulignés en remplacement des espaces.Dans tous les cas, le format sans nom de noeud est supposé viser lenoeud "Top".Exemples de format Gnome : <info:gcc> et <info:gcc#G++_and_GCC>.Exemples de format Kde : <info:(gcc)> et <info:(gcc)G++ and GCC>. 

whatis - Recherche de documentation

whatis:chaîne

Ce mécanisme parcourt une base de données de courtes (une ligne) descriptionsdes commandes et renvoie une liste des descriptions contenant la chaîne.Seules les correspondances de mots complets sont renvoyées.Voirwhatis(1).Ce mécanisme est unique aux systèmes Unix (comme Linux) et n'est pasencore enregistré par l'IETF. 

ghelp - Documentation d'aide Gnome

ghelp:nom-application

Ceci charge la documentation d'aide Gnome pour l'application indiquée.Notez qu'il n'y a pas encore beaucoup de documentation dans ce format. 

ldap - Lightweight Directory Access Protocol

ldap://hostport
ldap://hostport/
ldap://hostport/dn
ldap://hostport/dn?attributs
ldap://hostport/dn?attributs?portée
ldap://hostport/dn?attributs?portée?filtre
ldap://hostport/dn?attributs?portée?filtre?extensions

Ce mécanisme supporte les requêtes utilisant le protocoleLightweight Directory Access Protocol (LDAP), pour interroger unensemble de serveurs à propos d'informations organisées hiérarchiquement(comme des gens ou des ressources de calcul).Des informations supplémentaires sur les mécanismes d'URL LDAP sontdisponibles dans la RFC 2255 :Les composants de l'URL sont :

hostport
le serveur LDAP à interroger, écrit comme un nom d'hôte suivi éventuellementpar un deux-points et un numéro de port.Le port TCP pour le LDAP est 389. Si le nom est vide, le client détermine le serveur LDAP à utiliser.
dn
Le nom complet (Distinguished Name) LDAP, qui identifie l'objet debase de la recherche LDAP (voirRFC 2253section 3).
attributs
une liste d'attributs séparés par des virgule à renvoyer ;voir la RFC 2251 section 4.1.5. Par défaut tous les attributs sont renvoyés..
portée
indique la portée de la recherche qui peut être"base" (recherche d'objet de base), "one" (recherche sur un niveau),ou "sub" (recherche dans un sous-arbre). Par défaut, on considère "base".
filtre
indique le filtre de recherche (sous-ensemble des entrées à renvoyer).Par défaut, toutes les entrées sont renvoyées.VoirRFC 2254section 4.
extensions
une liste de paires type=valeur séparées par des virgules,où la portion =valeur peut être omise pour les options ne la nécessitantpas. Une extension préfixée par un '!' est critique (doit être supportéepour être valide), sinon elle est non-critique (facultative).

Les requêtes LDAP sont plus faciles à comprendre par l'exemple. Voiciune requête demandant à ldap.itd.umich.edu des informations à proposde l'Université du Michigan aux U.S. :

ldap://ldap.itd.umich.edu/o=University%20of%20Michigan,c=US

Pour n'obtenir que l'attribut Adresse Postale, on demanderait :

ldap://ldap.itd.umich.edu/o=University%20of%20Michigan,c=US?postalAddress

Pour demander à host.com, sur le port 6666 des informations sur la personnede nom courant (cn) "Babs Jensen" à l'University du Michigan, demandez :

ldap://host.com:6666/o=University%20of%20Michigan,c=US??sub?(cn=Babs%20Jensen)
 

wais - Wide Area Information Servers

wais://hostport/base
wais://hostport/base?recherche
wais://hostport/base/wtype/wpath

Ce mécanisme désigne une base de données WAIS, une recherche ou un document(voirIETF RFC 1625pour plus de renseignements sur WAIS).Hostport est le nom d'hôte, suivi éventuellement d'un deux-points et d'unnuméro de port (par défaut 210).

La première forme désigne une base de données WAIS pour les recherches.La seconde désigne une recherche particulière dans la base WAISindiquée.La troisième forme désigne un document particulier à retrouver dans labase de données WAIS.wtypeest la désignation WAIS du type d'objet etwpathest l'identificateur WAIS du document. 

Autres mécanismes

Il existe d'autres mécanismes URI. La plupart des outils traitant lesURI acceptent un jeu d'URI internes (par exemple Mozilla a un mécanismeabout: pour les informations internes, et le navigateur d'aideGnome a un mécanisme toc: pour diverses opérations).Il y a de nombreux mécanismes qui ont été définis mais pas trèsutilisés pour l'instant(par exemple, prospero).Le mécanisme nntp: est déconseillé en faveur de celui news:.Les URN seront supportés par le mécanisme urn: avec des espaces de nomshierarchique (ex : urn:ietf:... pour les documents IETF). Pour le moment,les URN ne sont pas très largement implémentés.Touts les outils ne supportent pas tous les mécanismes. 

CODAGE DES CARACTÈRES

Les URI utilisent un nombre limité de caractères afin d'être saisis etutilisés dans de nombreuses situations.

Les caractères suivants sont réservés ; ils peuvent appararaître dans unURI, mais leurs usages est limités aux fonctionnalités réservées(les données conflictuelles doivent être protégées avant de former l'URI) :


   ; / ? : @ & = + $ ,

Les caractères non-réservés peuvent être inclus dans un URI.Les caractères non-réservés incluent les majuscules et minuscules anglaises,les chiffres décimaux, et l'ensemble suivant designes de ponctuation et de symboles :


 - _ . ! ~ * ' ( )

Tous les autres caractères doivent être protégés.Un octet protégé est encodé sous forme d'un triplet de caractères, consistanten un signe pourcent "%" suivi de deux chiffres hexadécimaux représentantle code de l'octet (les lettres hexadécimales peuvent être en majusculesou en minuscules). Par exemple un espace blanc doit être protégé sous forme"%20", une tabulation "%09" et le "&" en "%26".Comme le caractère "%" a toujours un rôle réservé pour potéger les autrescaractères, il faut le protéger sous forme "%25".Il est courant de protéger le caractère espace en symbole plus (+) dans lesrequêtes. Cette pratique n'est pas défini uniformément dans les RFCcorrespondantes (qui recommandent %20 plutôt) mais tous les outils acceptantles URI avec des requêtes préparées ainsi.Une URI est toujours montrée dans sa forme protégée.

Les caractères non-réservés peuvent être protégés sans modifier la sémantiquede l'URI, mais il faut l'éviter sauf si l'URI est utilisé dans un contextequi ne permet pas l'utilisation du caractère non protégé. Par exemple"%7E" est parfois utilisé à la place de "~" dans les URL HTTP mais lesdeux sont en réalité équivalents dans ce contexte.

Pour les URI qui doivent manipuler des caractères hors du jeu Ascii, lesspécifications HTML 4.01 (section B.2) et la RFC 2718 (section 2.2.5)préconisent l'approche suivante :

1.
traduire le caractère en séquence UTF-8 (RFC 2279) - voirutf-8(7)- puis
2.
utiliser le mécanisme d'échappement d'URI, c'est-à-dire, utiliserles %HH pour coder les octets non-sûrs.
 

ÉCRIRE UN URI

Lorsqu'il est écrit, un URI doit être placé entre guillemets("http://www.kernelnotes.org"),encadré par des chevronss (<http://lwn.net>),ou placé sur une ligne indépendante.Un avertissement à propos des guillemets : Nejamaisintroduire une ponctuation supplémentaire (comme le point final d'unephrase ou la virgule séparant les éléments d'une liste) à l'intérieur del'URI, car cela modifierait sa valeur. [NDT : cet avertissement vautsurtout pour les anglo-saxons ; en français l'usage veut que les élémentsde ponctuations restent à l'extérieur des guillemets.]On peut utiliser les chevrons à la place, ou basculer sur un systèmede notation qui n'incopore aucun caractère supplémentaire à l'intérieurdes marques de citation. Ce système [NDT : le nôtre !], appelé"nouveau" ou "logique" par les "Hart's Rules" et le "Oxford Dictionnaryfor Writes and Editors", est la pratique préférée des hackers dansle monde entier. Voir la section sur le style d'écriture dans le Jargon Filepour plus de détails.Les documentations anciennes suggèrent d'insérer le préfixe "URL:" justeavant un URI, mais cette forme n'a jamais été utilisée réellement.

La syntaxe des URI a été conçue pour éviter les ambiguïtés. Toutefois,comme les URI sont devenus de plus en plus répandus, les médias traditionnelstélévision, radio, journaux et magazines...) ont utilisé de manièrecroissante des abréviations d'URI, consistant en la seule partieautorité et segments de chemin de la ressource(par exemple <www.w3.org/Addressing>).De tels références sont surtout prévues pour une interprétation humaine,avec la supposition que la compréhension du contexte permet de compléterl'URI (par exemple les noms d'hôtes commençant par "www' se préfixentavec "http://" et les noms commençant par "ftp" doivent se préfixeravec "ftp://").De nombreux clents résolvent ces références avec de telles heuristiques.Elle peuvent toutefois évoluer, particulièrement quand de nouveauxmécanismes sont introduits. Comme les URI abrégés ont la même syntaxequ'un chemin d'URL relative, les références abrégées ne sont pas utilisableslorsque des URI relatifs sont autorisés.N'utilisez pas d'URI abrégés comme liens hypertexte dans un document ;utilisez le format standard décrit ici. 

NOTES

Un outil acceptant les URI (par exemple un navigateur web) sur un systèmeLinux devrait être capable de traiter (directement ou indirectement) tous lesmécanismes décrits ici, y compris man: et info:. Sous-traiter ces élémentsà un autre programme est tout à fait acceptable, et même encouragé.

Techniquement, la notation d'un fragment ne fait pas partie de l'URI.

Pour savoir comment incorporer des URI (y compris des URL) dans un format dedonnées, voir la documentation sur ce format. HTML utilise le format <A HREF="uri">text</A>.Les fichiers texinfo utilisent le format @uref{uri}.Man et mdoc ont une macro UR récemment ajoutée, ou incluent juste l'URIdans le texte (les visualiseurs doivent détecter le :// comme portion d'URI).

Les environnements Gnome et Kde divergent actuellement sur les URI qu'ilsacceptent, en particulier dans leurs systèmes d'aide.Pour lister les pages de manuel, Gnome utilise <toc:man> alors que Kdeutilise <man:(index)>. Pour lister les pages info, Gnome emploie <toc:info>et Kde <info:(dir)> (l'auteur de cette page préfère l'approche Kde, bienqu'un format plus régulier serait encore meilleur).En général, Kde utilise <file:/cgi-bin/> comme préfixe pour les fichiersgénérés. Kde préfère la documentation en Html, accessible avec<file:/cgi-bin/helpindex>.Gnome préfère le mécanisme ghelp pour stocker et retrouver la documentation.Aucun navigateur ne gèe les références file: vers un répertoire à l'heureoù j'écris ces lignes, ce qui rend difficile de se référer à un répertoireavec un URI navigable.Comme indiqué plus haut, ces environnements diffèrent sur la gestion dumécanisme info:, probablement leur plus importante divergence.On espère que Gnome et Kde vont converger vers des formats d'URI communs,et la future version de cette page décrira le résultat de cette convergence. 

SECURITÉ

Un URI ne pose pas de problème de sécurité par lui-même. Il n'y a aucunegarantie qu'une URL, qui localise une ressource à un moment donnécontiuera de le faire. Pas plus qu'il n'y a de garantie qu'une URL nelocalisera pas une ressource différente à un autre moment. Les seulesgaranties peuvent être fournies par les personnes qui gère l'espace de nomsde la ressource en question.

Il est parfois possible de construire une URL de manière qu'une tentativede réaliser une opération apparement bénigne, comme accéder à laressource associée, va en réalité produire une action éventuellementdommageable pour le correspondant. Les URL non sûres sont typiquementconstruites en indiquant un numéro de port différents de ceux réservéspour les protocoles en question. Le client, croyant contacter un site,va en réalité engager un autre protocole. Le contenu de l'URL contientdes instructions, qui interprétées par l'autre protocole, produisent desrésultats inattendus. Un exemple a été l'emploi d'une URL Gopher pourenvoyer un message falsifié et indésiré sur un serveur SMTP.

Il faut être prudent en utilisant une URL qui indique un numéro de portdifférent de celui du protocole, particulièrement si ce numéro estdans l'espace réservé.

Il faut s'assurer que lorsque l'URI contient des délimiteursprotégés pour un protocole donné (par exemple CR et LF pour le protocoletelnet) qu'ils ne soient pas "dé-protégés" avant la transmission. Ceci peut violer le protocole, mais évite le risque que ces caractères serventà simuler une opération dans ce protocole, ce qui peut conduire à desactions distantes éventuellement nocives.

Il est clairement déraisonnable d'utiliser un URI qui contient un mot depasse censé être secret. En particulier, l'utilisation du mot de passedans la partie "info utilisateur" de l'URI est fortement déconseillé, saufs'il s'agit d'un de ces cas rares où le mot de passe est vraiment public. 

CONFORMITÉ

IETF RFC 2396,HTML 4.0. 

BOGUES

La documentation peut se trouver dans un grand nombre d'endroit, ainsi iln'y a pas encore de bon mécanisme d'URI pour la documentation généraleen-ligne, dans des formats arbitraires.Les référence de la forme<file:///usr/doc/ZZZ> ne fonctionnent pas, car différentes distributions etinstallations locales peuvent placer les fichiers dans divers répertoires(cela peut être /usr/doc, ou /usr/local/doc, ou /usr/share, ou autre part).De même, le répertoire ZZZ change en principe avec le numéro de version (bienque le développement des noms de fichiers puisse partiellement couvrir ceproblème). Finalement, l'utilisation du mécanisme file: n'est pas recommandéepour les gens qui consultent la documentation dynamiquement depuis Internetplutôt que de la télécharger sur leur système de fichiers local.Un mécanisme d'URI sera peut être ajouté dans l'avenir (ex: "userdoc:") pourpermettre aux programme d'inclure des références vers de la documentationplus détaillées sans avoir à connaître l'emplacement exact de celle-ci.Autrement, une version future des spécifications du système de fichiers peutdécrire les emplacements de manière suffisament précise pour que le mécanismefile: soit capable de situer la documentation.

De nombreux programmes et formats de fichiers n'incluent aucune manièred'incorporer ou l'implémenter des liens utilisant les URI.

Beaucoup de programmes ne traitent pas tous les formats URI différents ;il devrait y avoir un mécanisme standard pour charger un URI quelconquequi détecte automatiquement l'environnement utilisateur (ex : texte ougraphique, environnement graphique, localisation, outils disponibles) etinvoque le bon outil quelque soit l'URI. 

AUTEUR

David A. Wheeler (dwheeler@dwheeler.com) a écrit cette page de manuel. 

VOIR AUSSI

lynx(1),mailaddr(7),utf-8(7),man2html(1),IETF RFC 2255. 

TRADUCTION

Christophe Blaess, 2003.


 

Index

NOM
SYNOPSIS
DESCRIPTION
USAGE
http - Serveur Web (HTTP)
ftp - File Transfer Protocol (FTP)
gopher - Serveur Gopher
mailto - Adresse Email
news - Groupe ou message des news
telnet - connexion Telnet
file - Fichier normal
man - Pages de manuel
info - Page de documentation Info
whatis - Recherche de documentation
ghelp - Documentation d'aide Gnome
ldap - Lightweight Directory Access Protocol
wais - Wide Area Information Servers
Autres mécanismes
CODAGE DES CARACTÈRES
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NOTES
SECURITÉ
CONFORMITÉ
BOGUES
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VOIR AUSSI
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